Post Partum : comment s'y préparer ?

Post Partum : comment s'y préparer ?

Post Partum : comment s'y préparer ?

Quand on est enceinte, surtout pour la première fois, la réalité de du post partum semble tellement loin et peu concrète qu’il peut sembler très difficile de se la représenter. Impossible d’anticiper de quelle « couleur » sera étape ! Toutefois, vous pouvez commencer à réfléchir à celle que vous souhaitez lui donner et y mettre vos premières touches, comme si vous commenciez à créer un tableau.

  • Visualisations créatrices!
Nos pensées, ou plus exactement, nos pensées portées par les vibrations des émotions qui y sont associées, créent notre futur et donc notre réalité. Elles mettent en œuvre le principe de la loi d’attraction : « ce que je visualise se matérialise ».[1] Autrement dit : plus vous voyez les choses en positif, plus vous attirez le positif.
A chaque instant, vous êtes la créatrice de votre vie !
Visualiser ce que vous souhaitez voir advenir est aussi un préalable à tout ce que vous pourrez mettre en œuvre concrètement, pour aller vers cet idéal et permet de développer votre confiance.
Par exemple, si vous souhaitez allaiter, commencez par vous dire que c’est possible ! Puis passez à l’action !
  • Commencer à vous renseigner, procurez-vous un ou deux livres « de chevet » de référence,
  • Surfez sur les pages de ce site où vous trouverez une mine d’informations,
  • Réfléchissez à l’organisation qui vous permettra de consacrer le temps nécessaire à ce mode de nourrissage que vous ne pourrez pas déléguer. (Ce qui ne veut pas dire que personne ne pourra participer !),
  • Dressez une liste des associations de soutien à l’allaitement maternel [2], des personnes ressources que vous pourrez solliciter si vous avez besoin d’aide (personnes de votre entourage ayant une bonne expérience d’allaitement ou professionnels),
  • Entraînez-vous à exprimer votre colostrum. Vous pouvez même en faire des réserves 😉. (le colostrum peut s’écouler tout seul en fin de grossesse, sous forme de liquide orangé, il n’y a rien d’anormal à cela et si rien ne coule, ne vous inquiétez pas non plus ! Avec un peu de patience et d’entraînement, vous arriverez facilement à faire sortir ce précieux nectar !)

Bref, préparez votre mine de ressources pour vous sentir plus en confiance et activer un cercle vertueux !
Votre idéal n’est bien sûr pas sans limite, ne le perdez pas de vue mais acceptez que d’autres champs des possibles pleins d’inconnues existent et ouvrez leur la porte !
Même s’il peut être (très !) tentant de « mettre de couvercle » sur ce que l’on appréhende, ôtez ces couvercles, listez les sujets épineux, les pensées que vous voudriez évincer…
Puis regardez-les en face et mettez-vous au défi d’aller les apprivoiser pour changer votre regard sur les choses !
Il ne s’agit pas de se faire violence, mais simplement d’écouter ce que votre corps vous dit au travers de vos perceptions lorsque vous ressentez des émotions. Accepter de se laisser traverser par les émotions, de mettre des mots, permet de faire un nettoyage. Tout ce qui ne se dit pas s’inscrit, à l’intérieur de soi, et peut avec le temps être source de douleurs, quand le corps en a assez de ce qui est tu.
Des petits grains de sables, parfois de gros cailloux peuvent se trouver sur votre chemin, aucun ne vous empêchera d’avancer. Certains peuvent même se transformer en opportunités !! Voir les obstacles de cette façon est un des meilleurs antidotes pour vivre au mieux cette période particulière. Ce n’est pas toujours si facile et lorsque certains sujets sont source d’émotions trop inconfortables, le soutien d’un professionnel sera alors précieux, n’hésitez pas à y recourir.

·       S’informer

Elargir ses connaissances sur l’allaitement, les transformations du corps, la physiologie, la cicatrisation, les émotions liées à la maternité, les neurosciences et le développement de votre bébé, et tant d’autres sujets qui peuvent vous concerner, vous rendra plus autonomes. Vous serez moins inquiète si vous rencontrez des difficultés car vous aurez déjà des pistes de résolutions. Même si vous ne vous souvenez pas de tout ce que vous lirez (on oublie beaucoup de choses de ce que l’on reçoit en prénatal au sujet du post partum et c’est normal) vous saurez que quelque part, des réponses existent et ceci est très rassurant.

 

·       Du côté de l’organisation matérielle & logistique

La naissance est une vraie épreuve sportive et un vrai chamboulement systémique !
Même si l’on peut se sentir très en forme juste après, le corps a besoin de se régénérer. Il a besoin de calme, propice au cocooning et au maternage. Pendant 40 jours, dans de nombreuses traditions, il est recommandé à la mère de se reposer au chaud.
Ceci n’est pas toujours facile dans nos modes de vie trépidants d’être à l’écoute de soi !
Revoir l’organisation à la maison ou l’anticiper, tant au niveau matériel que logistique, accepter qu’elle ne soit pas figée, exercer son adaptabilité[3] ne sera jamais du temps perdu et servira votre mieux-Etre !

 

preparation du post partum

1.     Hiérarchiser les priorités !

De quoi votre bébé a-t-il vraiment besoin ?

La réponse est simple ! De sa maman, de parents attentifs, disponibles et faisant de leur mieux sans chercher à être parfaits[4] !

Comment être attentif et disponible ? Pour prendre soin de son bébé, il faut commencer par prendre soin de soi, de son rythme et de ses besoins.

Vous ne ferez jamais de plus beau cadeau à votre bébé que de prendre soin de ses parents !

C’est un préalable indispensable pour prendre soin de lui.

 

Courir du matin au soir pour accomplir toutes les tâches ménagères et les obligations logistiques répond-il à cet objectif ? Pas si sûr !!!

Tout pas que l’on fait vers soi nous rapproche des autres[5] : Vous écouter sera toujours au bénéfice de votre relation avec votre bébé. Et cela commence dès la grossesse. Donc, pour répondre aux besoins de votre bébé, la priorité c’est vous !

Il est indispensable de prendre en compte vos besoins fondamentaux, petit clin d’œil à la pyramide de Maslow … Manger, dormir, prendre soin de soi… seront prioritaires !

 

Une maison nickel et bien en ordre, un panier à linge vide sont le bonus et non une priorité !

 

 pyramide maslow

Le congé paternité[6]

Ce congé est précieux, encore bien trop court, même s’il a été étendu (25 jours pour une grossesse simple et 32 jours pour une naissance multiple). Il se décompose en un congé de 4 jours à prendre à la suite du congé de naissance et 21 jours fractionnable en périodes de 5 jours minimum.

Même si on peut le prendre dans les 6 mois suivant la naissance, le poser juste après la naissance, permet d’alléger le quotidien, de partager à deux les premiers jours, les premières semaines de la vie avec un bébé permet de mesurer le bonheur que cela représente et aussi l’intensité des journées avec un tout petit. Il permet, de consacrer du temps dédié à ce bébé qui vient d’arriver, juste pour lui, de faire sa connaissance ensemble. Si vous avez des plus grands, octroyez-vous des jours pour en profiter en leur absence si c’est possible, en les envoyant chez les grands parents par exemple ! Un aîné est souvent le privilégié qui aura eu l’occasion de profiter de vous pour lui tout seul…

Le terme congé (qu’il soit paternité ou maternité !) n’est pas très approprié en soi car s’occuper d’un bébé est un vrai travail à temps plein !

2.     Les missions récurrentes… !

On touche ici du doigt la question de la charge mentale… Tout ce que nous avons en tête, toutes ces choses à faire pour la maison, le travail, la famille, les enfants….

La bonne nouvelle c’est que vous n’en n’avez pas le monopole !! C’est un sujet essentiel à partager avec votre partenaire, en toute simplicité pour trouver le compromis vers un équilibre au profit de chacun. Il n’est pas toujours facile de déléguer, de prendre le risque que les choses soient moins bien faites, ou différemment ou pour certaines, pas dans les temps ou pas faites du tout… Cela suppose souvent pour chacun de reconnaître et d’accepter ses limites, d’exprimer ses besoins, et aussi de faire tomber l’EGO 😉. L’exercice de la communication non violente sera vertueux ![7]

Les courses, la préparation des repas, la vaisselle, les lessives, le repassage, le ménage, les conduites des aînés à l’école… A qui revient chacune de ces missions habituellement ? Et comment cela se passe-t-il ?

Est-ce que l’organisation actuelle est transposable sans réserve à l’après-naissance ? Ou est-elle satisfaisante ?

Pour répondre à cette question, je vous propose de fermer les yeux, de prendre le temps de 5 longues respirations, en vous concentrant sur l’air qui circule dans votre corps puis de vous projeter dans quelques semaines ou quelques mois lorsque votre bébé sera là ou dans votre quotidien s’il est déjà là !

Ressentez ce qui se passe dans votre corps quand vous pensez à chacune de ces missions. Etes-vous détendue ? Stressée ? Accueillez vos ressentis sans jugement. Si vous ressentez du stress, de la nervosité, sans doute est-il judicieux d’envisager des ajustements.

Comment pourriez-vous répartir différemment les différentes missions pour être mieux disponible pour votre bébé, vous sentir sereine ? Laissez venir les solutions à vous, même si elles vous paraissent impossibles.

Vous pouvez noter sur un semainier les choses à faire, vous les répartir et vous y tenir. Chacun étant responsable de la part qui lui a été attribuée, en conscience et s’engage à faire de son mieux.

Une réévaluation périodique de votre organisation, sous le signe de la bienveillance et du non jugement permettra des ajustements.

Les courses & la préparation des repas.

Votre corps a besoin pour se régénérer, de fibres, de vitamines, minéraux, que vous puiserez dans une alimentation de saison, locale, de préférence bio, la moins transformé possible (c'est-à-dire sans ingrédients qui ne seraient pas des aliments : additifs de toutes sorte : arômes, conservateurs, colorants, édulcorants tous ces E…. sur les étiquettes ).

Réfléchissez à votre organisation pour votre approvisionnement en produits frais et la confection des repas. Si c’est plus souvent vous qui cuisinez, n’attendez pas le dernier moment pour parler de ce sujet avec votre partenaire et penser à l’organisation qui vous conviendra à tous les deux.

Faites des provisions :

  • Vous pouvez remplir vos placards, congélateur, réfrigérateur, d’aliments de base.
  • Quand c’est possible (et dès la fin de grossesse) cuisinez un peu plus « large » et congelez des rab’ de repas en portions individuelles, cela sera précieux pour les journées bien remplies où vous n’aurez pas beaucoup de temps pour vous.
  • Prévoyez des recettes qui seront simples, ou notez celles qui marchent et ce dont vous avez besoin pour les réaliser. Cela vous fera gagner du temps. Beaucoup de livres de recettes existent, adaptées pour ce 4ème trimestre, je vous recommande celui de Julia Simon, naturopathe[8].

 

Et pas de panique ! Tout est toujours une question de compromis ! Des légumes surgelés, pourront être une bonne solution de dépannage si vous ne trouvez pas le temps de vous approvisionner en frais.

Le ménage / la vaisselle / le linge (quelques lessives de plus seront à prévoir !)

Qui fait ? Qui pourrait vous aider ? Ponctuellement ? Régulièrement ? Durablement ?

Pour le ménage, inutile de désinfecter au quotidien ! Si ce n’est déjà fait, allégez votre liste de course en revenant aux basiques : Vinaigre blanc, bicarbonate, savon noir, microfibre… Vous gagnerez du temps, réduirez vos expositions aux polluants au bénéfice de votre santé[9] et ferez des économies !

3.     La logistique autour des aînés

Si vous avez des enfants plus grands, qui les emmène à l’école ? Qui va les chercher ? Est-ce qu’ils déjeunent à la cantine ? De retour de la maternité avec votre tout petit, quelle organisation vous paraît la plus adéquate ? Y a-t-il des personnes auprès desquelles vous pourriez déléguer en toute confiance ? Pouvez-vous envisager des échanges de services avec d’autres mamans ?

Vous pouvez refaire l’exercice précédent, en prenant bien le temps de respirer avant de commencer pour vous ancrer, être davantage à l’écoute de votre corps. Ecoutez ce que votre corps vous dit, et quelles solutions se présentent.

Envisager que l’aîné ou les aînés aillent passer quelques jours chez les grands parents autour de la naissance est une très bonne idée (même si elle a du mal à être affranchie de toute culpabilité !). Cette expérience est le plus souvent très positive, chacun y trouvant son compte.

4.     Trouvez vos personnes ressources

On a tous dans notre entourage des personnes qui nous font du bien, qui au décours d’une conversation nous donnent de l’énergie, d’autres qui nous en prennent, même si ce sont des personnes que l’on apprécie. Ecoutez ce qu’il se passe en vous pour sélectionner, sans culpabilité, celles avec lesquelles vous pouvez passer du temps, que ce soit par téléphone ou en présence.

5.     Oser demander de l’aide !

Dressez une liste la plus exhaustive possible des personnes de votre entourage en qui vous avez toute confiance et qui peuvent vous soutenir.

En face de chaque nom, notez en quoi ils pourraient vous aider, même ponctuellement. On a souvent du mal à demander de l’aide alors qu’il fait si plaisir de se sentir utile, particulièrement autour d’une naissance ! Vous mettez-vous des limites pour demander de l’aide ?

Votre liste de naissance peut également inclure des services, demander à vos amis de vous cuisiner de bons petits plats, de vous offrir des heures de garde d’enfant pour vos aînés, 2h de ménage… On n’y pense pas assez et cela peut vraiment être un cadeau beaucoup plus précieux que du matériel !

Pendant cette période, tout peut s’avérer bien différent de ce que vous aurez pu imaginer. Vous allez faire connaissance avec votre bébé et deviendrez vite la personne qui le connaîtra mieux que quiconque. Vous vous adapterez à lui, lui à vous, à votre rythme et reverrez votre organisation en fonction de ce qui sera.

Pour continuer à teinter votre tableau de la couleur de la confiance, je vous invite, dès à présent et pour le reste de votre vie à prendre soin de vous, à être indulgent(e) avec vous-même et à faires de votre mieux ! 😉

Article écrit par Delphine Messiaen / Sage-femme / Accompagnante holistique des femmes

Diplômée en homéopathie (CEDH & FFSH) et en santé environnementale (IFSEN & WECF)

https://www.delphinem.fr/

 

[1] https://www.youtube.com/watch?v=VnNoDIIkCx0

[2] https://www.lllfrance.org/  https://www.solidarilait.org

[3] https://lansinoh.fr/blogs/news/l-enigme-du-post-partum

[4] « Il n’y a pas de parents parfaits » Isabelle Filliozat

[5] « Paroles de fées » Aline de Pétigny

[6] https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F3156

[7] « Les mots sont des fenêtres » de Marshall Rosenberg.

[8] « les recettes du quatrième trimestre au naturel »

 

[9] https://www.1000-premiers-jours.fr/fr/espace-menage#groupe_1

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